Ce trouble du transit qui concernerait 20% des français est assez méconnu.

Et pour cause : on hésite souvent à en parler malgré ses répercussions au quotidien. A partir de quels critères parle-t-on de constipation ? Comment y remédier ? A quel moment faut-il consulter ? Faisons le point.

Comment savoir si je dois parler de constipation ?

Il existe une grande variabilité dans la fréquence d’émission des selles en fonction de chacun mais on peut classer la constipation en 2 types :

La constipation occasionnelle due à un changement d’alimentation ou d’un changement de rythme de vie (voyage, stress…)

La constipation chronique : sans changement majeur, mes selles sont inférieures à 3  par semaine.

Cela peut être dû aussi à certaines pathologies (hypothyroïdie, maladies neurologiques…) et à certains médicaments (antihypertenseurs, contre maladie de Parkinson…).

Comment peut-on lutter contre la constipation ?

En premier lieu, on doit revoir ses habitudes de vie :

  • Bien boire !

C’est la base pour que les intestins puissent émettre des selles :

Boire tout au long de la journée, environ 1 litre à 1,5 L d’eau , en intégrant au moins un demi-litre d’eau riche en magnésium comme Hépar®, Rozanna®.

Si boire de l’eau est compliqué ou une épreuve pour vous : pensez à consommer avec modération des thés, cafés et même certaines tisanes spécial transit qui allient l’hydratation à des plantes améliorant le confort digestif ou laxatives (mauve, réglisse, fenouil…)

  • Consommer suffisamment de fibres !

En moyenne, on recommande de consommer environ 25 à 30 grs de fibres par jour que l’on retrouve dans :

-les fruits et légumes à chaque repas (alterner légumes/fruits crus, cuits, en soupe ou compotes)

-les légumineuses : 2 fois par semaine

-les céréales complètes et leurs dérivés achetés bio pour limiter l’exposition aux pesticides- (pâtes, riz, semoule, boulgour, quinoa…) : à chaque repas et en fonction de la faim

-le son d’avoine qu’on peut ajouter dans les laitages ou sur les crudités

-les fruits secs dont les pruneaux, les figues : 2-3 unités peuvent remplacer un fruit frais

-certains jus de fruits comme la pomme, le pruneau : un petit verre peut remplacer un fruit

 Ne pas supprimer des aliments qui auraient la réputation de constiper (banane, riz etc) car cela est variable d’une personne à l’autre.

  • Bouger : c’est essentiel !

La marche, le vélo : choisissez une activité que vous aimez et que vous pratiquerez tous les jours. Vous pouvez commencer rapidement en prenant l’habitude d’emprunter les escaliers plutôt que l’ascenseur ! En effet, l’activité physique permet d’activer le transit car elle mobilise les muscles abdominaux qui jouent un rôle essentiel dans la mobilité intestinale

  • Que faire si la constipation perdure ?

Les signes  d’alerte qui doivent vous faire consulter d’urgence :

  •  la perte de poids
  • l’émission de selles avec du sang +/- des glaires
  • les douleurs, la fièvre, avec l’impossibilité d’émettre des gaz
  • l’alternance diarrhées / constipation
  • une constipation chez un nouveau-né, chez l’enfant, la femme enceinte ou allaitante, une personne immuno-déprimée, une personne âgée

 

En dehors de ces signes d’alerte, il est recommandé de faire le point sans urgence avec votre médecin traitant qui pourra vous prescrire des laxatifs de différents degrés (osmotiques, de leste, lubrifiants, par voie rectale…) en fonction de votre état et des éventuels traitements que vous prenez.

Même si l’on est parfois gêné(e) de parler de ce trouble intime, il est facile de trouver des solutions à la constipation avec quelques bonnes habitudes simples à mettre en pratique : boire, bouger et manger des fibres ! N’hésitez pas à en discuter avec votre médecin traitant et ne tardez pas en cas de signes d’alerte.

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