Comprendre l’allergie au pollen

Le « rhume des foins », une allergie saisonnière

L’allergie au pollen se manifeste au printemps, avec l’apparition des pollens d’arbre en février. Elle peut s’étendre jusqu’à l’automne, avec les pollens de graminées (mai à juillet) et d'herbacées (juillet à octobre). Cinq grains de pollen par mètre cube d’air suffisent à faire apparaître des symptômes. À certaines périodes, les concentrations peuvent atteindre 1 000 grains par mètre cube d’air.

 L’allergie respiratoire peut se manifester par une rhinite allergique, une conjonctivite et/ou une crise d’asthme. Selon les études épidémiologiques, toutes ces affections peuvent coexister chez une même personne :

●       20 % des patients qui développent une rhinite allergique sont asthmatiques ;

●       80 % des patients asthmatiques souffrent aussi de rhinoconjonctivites allergiques.

Rhinite allergique, rhinoconjonctivite et asthme

La rhinite allergique se manifeste par une inflammation des voies respiratoires. Ses symptômes principaux sont : nez bouché ou écoulement nasal clair et abondant, éternuements, maux de tête et démangeaisons (palais, gorge, nez, oreilles).

La rhinoconjonctivite associe les symptômes de la rhinite à une infection conjonctivale. La rhinite allergique s’accompagne très souvent de démangeaisons et de rougeurs aux yeux, d’un écoulement purulent, de paupières gonflées ou collées et de larmoiements.

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique qui touche les bronches. Associé à la rhinite allergique, il est alors occasionné par l’inhalation des pollens. Les troubles respiratoires peuvent être modérés à sévère.

Se protéger du pollen pour limiter les risques allergiques au quotidien

Pour limiter les risques allergiques, limitez autant que possible les espèces allergisantes dans votre entourage. Renseignez-vous régulièrement sur la présence des pollens dans l’atmosphère. Quelques astuces pour limiter la quantité de pollen que vous inhalez :

●       gardez vos fenêtres fermées et aérez en fin de journée ;

●       évitez de vous promener lorsque la concentration de pollen est potentiellement élevée : le matin, par temps chaud, sec ou venteux ;

●       portez des lunettes de soleil en extérieur ;

●       évitez de tondre le gazon ou de ramasser des feuilles ;

●       changez régulièrement de vêtements et ne les faites pas sécher dehors ;

●       douchez-vous dès votre arrivée chez vous et lavez-vous souvent les cheveux ;

●       utilisez un air conditionné muni d’un filtre à pollen.

Soulager les symptômes de l’allergie au pollen

Les remèdes naturels

En cas de rhinite allergique, il existe des solutions intéressantes pour soulager les symptômes sans médicaments. Pensez à vous moucher régulièrement pour éviter une surinfection. Nettoyez votre nez avec un spray adapté ou du sérum physiologique et faites des inhalations de vapeurs pour décongestionner les voies aériennes.

Certains remèdes de grand-mère ont prouvé leur efficacité pour combattre les réactions allergiques dues au pollen. Ces astuces n’en traitent pas les causes, mais permettent d’améliorer la vie quotidienne : 

●       la vitamine C renforce le système immunitaire ;

●       une tisane à base d’orties ou de menthe poivrée agit comme anti-allergène ;

●       l’huile essentielle d’estragon et de lavande aide à lutter contre les éternuements ;

●       le thym permet de décongestionner les voies respiratoires.

Les traitements médicaux

Certains médicaments peuvent être employés pour soulager les symptômes de l’allergie saisonnière. Les antihistaminiques sont les plus couramment utilisés. Ils agissent directement sur les démangeaisons et picotements. Les collyres soulagent la conjonctivite. Consultez votre médecin généraliste ou un allergologue pour vous faire prescrire un traitement adapté.

Des corticoïdes sous forme de pulvérisateurs nasaux sont souvent prescrits en cas de nez bouché. Leur action anti-inflammatoire agit sur tous les symptômes de la rhinite allergique. D’autres décongestionnants locaux, agissant uniquement sur l’obstruction nasale, peuvent être indiqués en traitement court.

Sur le long terme, si les médicaments prescrits font peu d’effet, le médecin peut envisager une désensibilisation, aussi appelée immunothérapie allergénique. Le but de ce traitement, qui dure au moins 3 ans, est de soigner la réaction allergique en habituant l’organisme à l’allergène. Deux méthodes peuvent être employées :

●       l’injection régulière d’un extrait de l'allergène par voie sous-cutanée ;

●       l'absorption par voie sublinguale : l’extrait de l’allergène est alors déposé sous la langue.

 

Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) publie chaque semaine un bulletin d’information accompagné d’une carte de vigilance des pollens indiquant les risques allergiques par département. Renseignez-vous sur www.pollens.fr.