Reconnaître une piqûre de méduse

La méduse pique au contact d’une de ses tentacules avec la peau. Des cellules venimeuses, appelées nématocystes, se posent sur l’épiderme. Le type de douleur provoqué est très caractéristique. Une impression de décharge électrique immédiate s'accompagne d’une sensation de brûlure, puis de démangeaisons.

Les méduses ne sont pas dangereuses dans la plupart des cas, mais leurs piqûres sont occasionnellement suivies de réactions allergiques. Des éruptions cutanées et un œdème peuvent apparaître. Les cicatrices tendent à disparaître au bout d’une semaine mais elles peuvent marquer la peau pendant plusieurs mois. 

Les bons gestes à pratiquer pour soigner la zone touchée par le venin

●      Restez calme et sortez tout de suite de l'eau. L’intensité de la douleur peut vous faire paniquer et vous empêcher de nager.

●      Si vous êtes sur une plage surveillée, rendez-vous au poste de secours le plus proche. Les sauveteurs vous apporteront les premiers soins et pourront alerter les baigneurs.

●      Si vous n’êtes pas sur une zone de baignade surveillée, rincez abondamment à l’eau de mer sans frotter. L’usage d’eau douce n’est pas recommandé car elle fait éclater les cellules venimeuses restantes et ravive la douleur.

●      Enlevez délicatement les fragments de tentacules qui restent sur la peau en appliquant  du sable mouillé. Grattez légèrement le sable à la surface de la peau en utilisant un ustensile plat (carton rigide, carte de crédit, carte postale, surface plane d’un couteau) ou utilisez une pince à épiler.

●      Rincez une nouvelle fois abondamment la plaie avec de l'eau de mer.

●      De retour chez vous, désinfectez la plaie avec un antiseptique à l’aide d’une compresse.

●       Appliquez éventuellement une pommade anti-inflammatoire ou une crème antihistaminique que vous trouverez sans ordonnance pour soulager la douleur. Parlez-en à votre pharmacien.

●       Vous pouvez prendre du paracétamol ou passer un glaçon sur la zone atteinte pour calmer la douleur.

●       Soyez vigilants et surveillez l’évolution de la piqûre pendant 48 heures. En cas de réaction allergique importante, de gonflements inhabituels, d'urticaire, de piqûre sur le visage, de gêne respiratoire ou de fièvre. : appeler le 15

Ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’on se fait piquer

●      Contrairement aux idées reçues, uriner sur une piqûre de méduse est inutile et peut au contraire provoquer une surinfection. 

●      Ne rincez pas la piqûre à l'eau douce au risque de libérer davantage de venin.

●      Une fois que vous avez retiré les filaments urticants, évitez tout contact avec la plaie, n’essayez pas d'aspirer le venin de la blessure, ne touchez pas la lésion et ne la grattez pas.

●      N’essayez pas d’inciser la blessure ou de la faire saigner.

●      Ne posez pas de garrot.

●      Ne désinfectez pas à l'alcool.

Éviter de croiser la route des méduses

Il existe plus de 1 000 espèces de ces animaux marins dans le monde, certaines espèces mesurent plusieurs dizaines de mètres. La Cyanea capillata, ou méduse à crinière de lion, qui hante les côtes australiennes, est une géante de près de 40 mètres et peut être mortelle. Fort heureusement, vous ne rencontrerez pas ce monstre des mers sur le littoral français où l’on retrouve principalement 3 espèces de méduses :

●      La méduse Aurélie, de couleur bleue ou rose, se trouve dans la Manche ou la mer du Nord. Elle est légèrement urticante.

●      La méduse rhizostoma pulmo, ou poumon de mer, a des reflets bleutés et s’observe sur la côte Atlantique. Elle est très faiblement urticante.

●      La méduse pélagique, présente en mer Méditerranée et parfois observée sur la côte Atlantique, provoque des réactions urticantes les plus importantes. On la distingue par sa couleur orange ou violette, tachetée de rouge.

Quelques bons réflexes pour éviter les piqûres :

●       Ne touchez pas une méduse morte échouée sur la plage car les cellules urticantes sont toujours actives.

●       Évitez de marcher pieds-nus sur le sable et mettez des chaussures de plage, en particulier sur les enfants.

●       Renseignez-vous auprès d’un poste de secours, des riverains ou des sites d'observation, comme le portail d’observation des méduses en Méditerranée, pour éviter les zones de prolifération.

Les méduses sont en constante augmentation en France. Le réchauffement climatique et la surpêche de ses prédateurs, comme le thon en Méditerranée, provoquent leur prolifération et occasionnent de plus en plus d'interaction avec les nageurs. Pour passer un bon été sans être embêté par les méduses, restez vigilants !